Ventilation dynamique : un appoint bienvenu !

En période estivale, le confort thermique des animaux peut être amélioré en accélérant le renouvellement de l'air à l'intérieur du bâtiment.Des ventilateurs judicieusement disposés permettent d'accélerer la ventilation naturelle, en période de températures élevées, ce qui améliore le confort des animaux.

La taille des vaches, des troupeaux et des bâtiments augmente, tandis que le climat change (pics de chaleur plus précoces, plus intenses...), et que l'utilisation des bâtiments évolue aussi (robotisation de la traite, stabulation permanente). Dans ce contexte la question du renouvellement de l'air et de la ventilation des bâtiments prend une importance nouvelle.

Quelques repères chiffrés

Si on tient compte de l’ensemble des sources de vapeur d’eau, c'est à dire l’animal mais aussi tout son environnement, et en particulier la litière - l’ordre de grandeur des quantités d’eau produites par animal avoisinent 20 à 25 litres par jour. « Dit autrement, et pour donner une image que l’éleveur retiendra bien, la vache produit au moins l’équivalent de deux seaux d’eau par jour. Si on ne ventile pas, c’est à ce mauvais traitement qu’on soumet l’animal. », explique Jacques Capdeville, spécialiste du bien-être animal à l'Institut de l'élevage.

La conséquence est qu’il faut très fortement renouveler l’air interne au bâtiment d’élevage. Traduite en valeurs chiffrées plus parlantes, cette recommandation de ventilation correspond, pour un bovin adulte, à un minimum de 1 000 m3/heure/animal (1 million de litres) et même pour être à l’optimum, à 2 000 m3/ heure et par animal (2 millions de litres).

« En considérant maintenant le volume “statique” du bâtiment, les constructions actuelles vont de 70 m3 à plus de 120 m3 pour une vache. Ce qui signifie, qu’à l’optimum, l’air est renouvelé environ 20 fois par heure. Tout le volume d’air interne à la stabulation est renouvelé en moins de 3 minutes. Avec de tels chiffres, on comprend mieux pourquoi il faut absolument privilégier la ventilation naturelle pour des ruminants adultes. Il faudrait une installation surdimensionnée qui génèrerait une très forte dépense énergétique pour arriver à un résultat équivalent en ventilation dynamique. »

Dans les bâtiments modernes, le vent est le principal facteur de la ventilation naturelle. « La circulation de l’air est principalement horizontale dans le bâtiment, et on doit s’efforcer de limiter la distance entre les entrées et les sorties potentielles. » 

En été, plusieurs ventilateurs installés presque verticalement permettent d'instaurer un flux d’air dirigé vers les zones où vivent les animaux. Le principe n’est pas de brasser toujours le même air chaud prisonnier du bâtiment, mais d’aider, d’accélérer une ventilation naturelle un peu “paresseuse”, et d’en profiter pour rafraîchir les animaux en créant un courant d’air. Cela peut être obtenu avec une seule rangée de ventilateurs dans un bâtiment déjà bien ouvert à l’origine, ou bien deux rangées de ventilateurs, une au dessus de l'auge et l'autre au dessus des logettes, si la configuration le nécessite. Les ventilateurs réalisent un appoint qui optimise la ventilation.

 

A cet effet, on prévoit un ventilateur tous les 10 à 15 m, chacun pulsant l’air jusqu’au suivant qui prend le relais. « On cherche des vitesses d’air importantes pour pouvoir rafraîchir les animaux. Une vache transpire elle aussi, de façon abondante, et si l’on réussit à évaporer cette eau en surface de la peau, on crée une agréable sensation de fraîcheur pour l’animal. La chaleur prélevée pour transformer l’eau en vapeur est “prise” à l’animal » poursuit Jacques Capdeville.

Des ventilateurs bien orientés

Les préconisations techniques en matière d'équipement sont les suivantes :

- débit de 28 m3/min/VL

- ventilateurs orientés dans le sens du vent dominant l'été (idéalement entre deux grandes ouvertures)

- hauteur d'installation entre 2,3 et 2,6 mètres

- angle de 15 à 20°

Diamètre Débit minimal Espacement entre deux ventilateurs
90 cm 285 m3/minute 6 à 7,5 m.
120 cm 570 m3/min 9 à 11 m.
130 cm   11 à 12 m.

 

 

 

 

« Il s’agit d’une solution techniquement intéressante, mais d’un coût d’investissement de l’ordre de 1 000 € par ventilateur installé, pour un coût de fonctionnement de 150 € à 200 € par an et par ventilateur. Dans un contexte de renchérissement de l’énergie, la décision doit être mûrement réfléchie », conseille le spécialiste.

Concernant la brumisation associée à un dispositif de ventilation dynamique, cette technique peut permettre, par temps chaud et sec, un abaissement de la température ressentie de plusieurs degrés, et donc beaucoup plus agréable. « Un emploi de la brumisation lorsque le temps est déjà humide est catastrophique pour les vaches : ce sont les conditions de forte chaleur associée à une forte humidité qui sont les plus difficiles à supporter », met toutefois en garde Jacques Capdeville.

Les paramètres d'aspersion sont résumés dans le tableau ci-dessous.

Plage de température Ratio d'aspersion
entre 20 et 24°C une minute par tranche de 15 minutes
entre 24 et 30°C une minute par tranche de 10 minutes
au delà de 30°C

une minute par tranche de 5 minutes

 

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